Chaque jour de la canicule historique qui brûle le pays, je publie ici, sur facebook et sur instagram mon « journal caniculaire ». Plus que jamais, nous avons besoin de poésie. Lire ou relire le Jour#1 avant le Jour#2 :
Je crois en l’élasticité du temps.
En ce moment, les jours s’allongent
doublement.
Nous n’avons pas encore atteint le solstice
d’été et la nuit continue
son reflux.
Cloîtré dans la pénombre sous les pales du ventilateur, les heures s’éternisent et fin juin semble ne jamais
devoir arriver.
Aujourd’hui était comme hier, même si mes yeux deviennent ceux d’une
chouette.
Je pense à toutes les personnes, les animaux, les plantes, les forêts qui ne peuvent s’abriter.
Ça fait mal.
Ce matin, j’ai vu une fleur dont la beauté m’a saisie comme l’odeur de ses voisines, passiflore, petites étoiles de jasmin –
un shoot de sérénité.
J’espère très
fort
que
la brûlure des jours à venir ne détruira pas trop de
la beauté du monde
qui a encore tant à nous dire,
à nous apprendre.
[A demain pour la suite et désolé du retard pour celui-ci ici]

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