Lectures du marché (5) : Je t’écris fenêtres ouvertes

Je t’écris fenêtres ouvertes d’Isabelle Alentour publié aux Éditions la Boucherie litteraire est l’histoire d’une rencontre, d’un partage, d’une absence puis de l’attente d’un « nous » qui doit advenir pour que reste supportable le monde :

On songerait

Encore douze jours

et onze nuits

On recompterait

288 heures et 17280 minutes

On penserait

ça ne me parle pas

Les mots sont parfois paisibles, parfois haletants car il n’y a de repos qu’en l’absence d’absence. Merci pour ce texte magnifique et pour le très beau travail de l’éditeur, Antoine Gallardo. Extraits :

Écrire un mot

en pensant que c’est le dernier

c’est accorder une place au vide

à un vide ouvrant sur

un autre vide

celui de l’absence

où il semble que tout se perd

***

Se tenir Juste écrire Des cieux cernés de vide aux aubes

Craquelées juste écrire Presque dire ne pas dire Laisser

Surgir le mot qui traverse et qui crie Libérer sous le vent

Inspirer Emporter Jusqu’à fendre la houle et défaire le

temps

Je t'écris fenêtres ouvertes, Isabelle Alentour
Je t’écris fenêtres ouvertes, Isabelle Alentour

2 réponses à « Lectures du marché (5) : Je t’écris fenêtres ouvertes »

  1. Plaisante idée que celle de lectures du marché

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